Vous me semblez moins mal seule qu'accompagnée. Vous vous confrontez à la question la plus difficile, celle de la rencontre de l'Autre. L'Autre vous manque même quand il est là . Quand vous êtes seule, vous savez ce qui manque, vous êtes plus calme. Vous êtes très triste, c'est très triste, vous vous confrontez à la solitude absolue
Voilà ce que m'a dit mon psy à ma dernière visite. Il a été OK avec mon idée d'augmenter la paro à une par jour, et de prendre un demi rivo si besoin. Il me voyait pas trop apte à travailler, mais plus mal sans travail aussi (le travail me motive, me structure, donne du sens et des rfepères à ma journée)
J'ai parlé de ce "problème" d'alcool. "Vous vous noyez, a t il dit. A quand remontent les premières alcoolisations épîsodiques? Il y a cinq mois qu'on ne s'est pas vu, quand vous avez rencontré #3. Il vous manque quand il est là , je ne l'invente pas, on ne s'est pas vus depuis longtemps mais c'est vous qui me l'avez dit"
J'ai raconté mes 400 coups, me demandant ce que je rejouais, lui est moins "catégorisant" "Je ne parlerai pas de répétition au sens traditionnel du terme, vous ne répétez pas une situation, vous cherchez à le rencontrer, vous n'y arrivez pas. Vous me parlez de ce terme de "junkypute, vous supportez cela?"
Là je prends conscience de la violence du terme, mais moi même suis très violente verbalement. Je papote un peu sur ce que je me suis mangé par mes vieux, être traitée de pute était une banalité. Apaisant le Dr a dit "D'accord, c'est habituel pour vous"
Bref, il m'a prescrit un bilan hépatique sur mon 100% et ikl m'a dit que si je n'avais pas les moyens du turn over pour le payer à chaque consultation, je peux bénéficier de mon 100% et du tiers payant "il n'est pas bon de profiter de tout, mais dans certains cas, il est bon d'en bénéficier"
Il m'a apaisée, même si cela semble très triste, c'est ma vie depuis toujours, et c'est plutôt apaisant d'y apposer des mots et du sens. Peut être petit à petit, trouver le chemin pour rencontrer l'Autre, enfin, dans la mesure où on peut rencontrer l'Autre, jamais tout à fait.
Ce que je lui ai dit "je ne sais pas ce que j'attends, qu'il me comble de manière absolue, c'est con" "C'est quelque chose du genre, ce n'est pas con, c'est simplement vain"
4 commentaires à cet article.
prends bien soin de toi et fais tout ce qui est en ton pouvoir pour te sortir de la... bon courage... je sais que c'est aussi plus facile a dire qu'a faire, les crises d'angoisses, je connais un peu trop depuis qq temps... mais en effet toi seule a la solution bisous
Merci Bibi, bisous à toi aussi
Essaie aussi de penser à autrement....
Plein de courage, puce
Oui je me change les idées, je pars trois jours au Cap Ferret, puis je reçois mes parents (ouch) l'un après l'autre.