Psy

30 juillet 2009 10:43
 
 

Mon psy m'a mise en arret maladie, il trouve que malgré tout, je n'arrive pas à me stabiliser depuis 6 mois qu'il me connait, l'accident bourrée étant le résultat de tout cela.

Le Pôle Emploi il y croyait moyen mais ne voulait pas décourager ma bonne volonté. Je le revois demain, ensuite il est en vacances.

Il m'a aussi proposé le séjour dans la clinique lyonnaise, j'ai refusé ("pour vous reposer la tête")

Humeur: Calme

Pas la Bonne Nouvelle

26 juillet 2009 21:46
 
 

Ma Visa a été bloquée d'une heure à l'autre, me signifiant que j'arrive au bout de mes ressources.

Ca semble avoir signé aussi l'arrêt de mes ressources psychiques, j'ai la peur au bide et n'arrête pas de pleurer, je ne me sens aucune force de faire aucune demarche, je vais en parler à mon psy mardi, qui ne me trouvait pas brillante la semaine dernière.

Je peux me dire qu'une bonne nuit de sommeil réparera cela mais au contraire je me sens degringoler de jour en jour, autant être lucide sur mes limites et organiser ce qui peut etre fait pour limiter la casse.

La façade que j'essaye de maintenair, même pour moi seule, s'effrite, je suis de plus en plus en proie à des accès de tristesse, avec de moins en moins d'allant.


On dira que je verrai demain, et puis mardi. Mon objectif de maintenant est d'arriver à dormir, j'ai pris ce qu'il fallait pour (mais pas trop) l'angoisse vient par vagues, j'essaye de la contenir.

Humeur: Éberluée

Soledad

24 juillet 2009 11:07
 
 

Vous me semblez moins mal seule qu'accompagnée. Vous vous confrontez à la question la plus difficile, celle de la rencontre de l'Autre. L'Autre vous manque même quand il est là. Quand vous êtes seule, vous savez ce qui manque, vous êtes plus calme. Vous êtes très triste, c'est très triste, vous vous confrontez à la solitude absolue


Voilà ce que m'a dit mon psy à ma dernière visite. Il a été OK avec mon idée d'augmenter la paro à une par jour, et de prendre un demi rivo si besoin. Il me voyait pas trop apte à travailler, mais plus mal sans travail aussi (le travail me motive, me structure, donne du sens et des rfepères à ma journée)
J'ai parlé de ce "problème" d'alcool. "Vous vous noyez, a t il dit. A quand remontent les premières alcoolisations épîsodiques? Il y a cinq mois qu'on ne s'est pas vu, quand vous avez rencontré #3. Il vous manque quand il est là, je ne l'invente pas, on ne s'est pas vus depuis longtemps mais c'est vous qui me l'avez dit"

J'ai raconté mes 400 coups, me demandant ce que je rejouais, lui est moins "catégorisant" "Je ne parlerai pas de répétition au sens traditionnel du terme, vous ne répétez pas une situation, vous cherchez à le rencontrer, vous n'y arrivez pas. Vous me parlez de ce terme de "junkypute, vous supportez cela?"

Là je prends conscience de la violence du terme, mais moi même suis très violente verbalement. Je papote un peu sur ce que je me suis mangé par mes vieux, être traitée de pute était une banalité. Apaisant le Dr a dit "D'accord, c'est habituel pour vous"


Bref, il m'a prescrit un bilan hépatique sur mon 100% et ikl m'a dit que si je n'avais pas les moyens du turn over pour le payer à chaque consultation, je peux bénéficier de mon 100% et du tiers payant "il n'est pas bon de profiter de tout, mais dans certains cas, il est bon d'en bénéficier"

Il m'a apaisée, même si cela semble très triste, c'est ma vie depuis toujours, et c'est plutôt apaisant d'y apposer des mots et du sens. Peut être petit à petit, trouver le chemin pour rencontrer l'Autre, enfin, dans la mesure où on peut rencontrer l'Autre, jamais tout à fait.

Ce que je lui ai dit "je ne sais pas ce que j'attends, qu'il me comble de manière absolue, c'est con" "C'est quelque chose du genre, ce n'est pas con, c'est simplement vain"

Humeur: Assoiffée