Accès au Rêve Triste

31 mai 2009 17:52
 
 

J'étais en crise dernièrement, crise de nawak, de colère, de saoulographies, d'eclatement de partout. Je sentais confusément que je rejouais quelque chose d'ancien et actuel à la fois. Mais je m'obstinais à rester confuse en m'en mettant plein le gosier. Il y a eu mon piteux etat et divers accidents domestiques (bleux partout sur des chutes, etc...) et les dommages collateraux, #3 a douillé de mon comportement de follasse addict beyond her control.

Cela fait je crois cinq semaine que je fais un reve récurrent, qui est celui qui me reveille à 5h du mat'... Il se dissipe aussitot dans l'ether, mais je pense que je l'ai fait quasi tous les matins, et je resistais au sommeil car je sentais un truc ardu.

Aujourd'hui, trois heures de sieste clos par ce reve... et je m'en rappelle.

Je suis en petit comité, pas de proches mais de connaissances bienveillantes Je me demande où est ma mère. Je me dis qu'elle ne m'aime pas, je suis un peu perplexe et triste. Les gens du petit groupe me demande ce qui ne va pas. J'ai la pensée formulée "ma mère m'a encore abandonnée" mais ma gorge est nouée, les larmes proches mais ne voulant pas sortir, et je reste bloquée sous le silence, le sceau de l'indicible.

Il y a quinze jours j'ai envoyé une carte de fête des mères a ma génitrice. Oui, je me suis quichée de trois semaines (avec la pentecote en plus)

Carte postale disant de ma part "Malgré nos differents et nos differences, je t'aime car tu es ma maman"

Je ne l'avais pas nommée "maman" depuis mes 8 ans je crois (y'a eu mum, mutti, françoise, madame, madame mum)

Je n'ai eu absolument aucun retour, plus aucune nouvelle. Cinq semaine en tout donc, après mon message quand meme chargé en affect positif.

Revenue en moi depuis quelque temps, je m'aperçois que je suis déprimée "a minima" d'une "depression utile" c'est à dire d'un deuil. Je ne suis plus en colère contre ma mère, je la pense incapable d'élaborer de façon efficace un sentiment tel que l'amour. Je peux juste dire que je ne la laisse (laissais) pas indifferente. Je provoque en elle des pulsions violentes et contradictoire, mort et desir. Elle peut pas faire mieux. je peux pas faire mieux. Il est vrai que malgré tout je l'aime. Il est arrivé qu'elle ne donne plus de nouvelles pendant neuf mois (sic)
Mon départ l'a fait décabanner, je crois qu'elle va aux soins cezs temps, elle m'envoyait d'abord des mails vachement pétés de la tete, puis mieux. Surement elle aussi a besoin d'un cut avec moi. Mon absence lui laisse aussi la place pour se soigner autrement qu'en me bricolant dans tous les sens, ce qui sera plus efficace. Je me sens peu concernée.

Ce qui me concerne est que j'ai essayé d'attirer son attention par des ivresses massives et en m'en foutant plein le pif sans parler des autres konneries. Ce qui m'importe est que #3 ai douillé de mon comportement et de mes colères, alors qu'elles ne lui étaient pas destinées. J'ai essayé de rejouer la scene que j'ai appris par lavage de cerveau par coeur et que je tente d'imposer "aime moi inconditionnellement ou abandonne moi, tue moi"

Je laisse à l'autre le choix d'etre dévoré ou d'etre un salaud, super sympa [irony inside]

Mais #3 n'est pas pété de la tête, déjà il est capable d'aimer, de plus il sait me dire que ce n'est pas inconditionnel. Ce qui est "naturel" L'amour sans condition n'existe pas. On ne peut pas tout faire subir à l'autre pour l'obliger à prouver qu'il ne vous abandonnerfa jamais. Ca a plutot l'effet inverse, et c'est un peu degueulasse. Bon c'est des remaniements psychiques inconscients, mais je m'en veux (raisonnablement) d'avoir fait vivre à un chouette gars un psychodrame qui ne lui etait pas destiné.

Depuis environ une semaine je me rassemble, #3 me reconnait à nouveau. (je suis revenue bien)
Je me gere ma tristesse a minima, le deuil de la mere se fait durant toute une vie, par periode. Je remercie la formation et les formateurs, les phrases "le plus petit systeme est le couple" et "on essayera toujours de rejouer le meme role, mais ça fera differemment car l'Autre ne vient pas de notre famille, il ne fonctionne pas pareil, son referentiel est different"

Je me suis beaucoup plantée, j'ai beaucoup projeté et interpété, j'ai fait ma crise a moi. Retour au calme, rationnalisation.

Je te remercie,  #3, de m'avoir laissé ma chance (sous condition, ce qui etait capital pour mon "evolution" et de toute façon vital pour toi), je suis revenue bien, je comprends mieux, je ne suis pas fiere de ma personne (tu as vu la pire facette, comme disent les jeunes "ça c'est fait) j'espère encore plein de bons moments comme nous passons en ce moment.




(l)

Humeur: Calme

Bien Vu, l'Aveugle

30 mai 2009 07:16
 
 

Hier alors que je rentrais direction Borderouge en metro, monte dans la rame un aveugle. Enfin un type avec une canne blanche et des lunettes noires (et un sac à dos). Nous etions trois femmes, moi accoudée vers la porte, une jeune fille d'environ 18 ans accrochée à une des barres et une jeune femme d'environ 25 ans, au décoletté avenant, accoudée de l'autre côté de la porte. Et 4 gars deci delà, debout.

Je constate que l'aveugle ne se sert pas de sa canne pour pénétrer dans la rame, ce qui me semble atypique (tater la difference de niveau)

Il titube et "malencontreusement" touche ma techa. "oops pardon dit il je lui envoie une grande claque sur la main. Désorienté, il pose sa main autours de celle de la jeune fille, qui bondit en arrière instantannément. Cela le fait vaciller, il ne lui reste qu'une solution : s'accrocher à la poitrine accorte de la troisième jeune femme. Celle là abaisse le strapontin et d'un coup au bide l'assied dedans. 3 paires d'yeux feminins furibards, et les messieurs presents pas tres accueillant. "L'aveugle" replie sa canne et consulte ses sms.... avant de descendre a la station suivante car la tension monte.

Il aurait du réviser son rôle, le pêrvers, il n'était pas credible. C'est d'autant plus pervers de se camoufler derrière un handicap.

Ces pervers là s'auto proclament "froleurs" dans le metro, tram... Et insistent lourdement pour dire que les dames collées aux fesses ou autre sont très axcitéers et consentantes. Je n'en avais jamais croisé dans le metro toulousain, pourtant dieu sait si je l'utilise, mais là c'était record.

Humeur: Dégoutée

Mon Auteur Favori

26 mai 2009 21:38
 
 

et l'ouvrage que je préfère de lui.

Je parlais dernièrement des livres que je n'ai pas lu. Pourtant je suis parait il dotée d'une bonne culture littéraire, bouffant un bouquin par jour environ avant que le travail chronophage et harassant actuel ne me limite a m'endormir sur biba le soir et à mettre vingt jours à me taper le premier tome de Twilight (qui est certes soporifique)

J'ai même dans mon jeune âge fait des cures jusqu'à l'écoeurement (les oeuvres complètes de Zweig en une semaine, plus pu en entendre parler pejndant deux ans) (une partie des oeuvres de steinbeck en meme laps de temps, amour immodéréré depuis) etc.

Je lis principalement des romans, j'ai lu tous les classiques imposés au lycée (je les lisais tres vite, avant qu'on ne se mette a les décortiquer, les disséquant, les violant, les pourrissant à tout jamais... Laclos, qu'ont-ils fait de ton oeuvre, les salauds?) plus d'autres classqiues, notamment anglo saxon, de shakespeare (surtout les drames) à une de mes formes de littérature favorites que je nommerais "littérature americaine moderne (deuxieme partie du XXeme)

J'ai bouffé du polar, du thriller, du noir... du thriller authentique, du thriller scientifique

De la SF, de l'annticipation

De la fantasy

De la poesie (ça toujours par touches, un poeme, sauter dix pages, un autre, reculer de quatre, un autre, regarder le vent dans les branches, un autre)

Des jeunes auteurs, des OVNIS aussi.

De la BD, du manga, des comics

Un peu de philo, un peu, mais pas tant qu'on croit, de "technique" (de psycho) (psycho, psychiatrie, ethno psychiatrie, historique de la psychiatrie, psychanalyse)

Des livres pour enfants (j'adore)

Des livres pouur pre ado et ado (tous les genre)

Des romans historiques


De la chick lit

Bref, j'ai été et j'espère redevenir car j'adore ça une ledtrice devoreuse.


De toutes ces lectures j'ai retenu des anecdotes de romans, des citations, des répliques, parfois le synopsis entier, parfois des passages entiers.


Helas si jusqu'à 25 ans je replaçais chaque citation dans son contexte avec parfois des precisions limite obsessionnelle inquiétante (machin a dit "blablabla" dans son roman trucmuche, de 1974) la vie, l'alcool, les benzos, les neuroleptiques, la degenrescence neuronale, on fait qu'aujourd'hui il est rare que j'arrive a replacer une citation dans son contexte.


Au début c'était très enervant car j'avais l'auteur "sur le bout de la langue" Il y restait et je zozotais.

Agée maintenant de 33 ans et dotée d'autant de neurones, je prends la chose avec calme. Je dis juste que mon auteur favori est "Chaipuki" et que son oeuvre qui a ma faveur et dont vient la citation est son fameux pamphlet "chaipukoi"

Il y a des gens doués pour rattacher une citation à un auteur plausible, à inventer des auteurs aussi, et meme des situations et des romans. J'aime bien le faire aussi parfois, quand je trouve une de mes reparties encore encervelée brillante de dire "L'incertitude est la malice qui tue" comme le disait Gaston Hubert dans "Verte Prairie" Par contre je me mefie parfois c'est juste un souvenir qui surgit face a une situation et on peut se faire griller. Je me mefie de mon QI de poule.

Il est à noter que comme tous les dements, ma memoire ancienne est mieux préservée, et que les lectures de mes quinze ans (nabokov, cioran, shakespeare, faulkner, steinbeck, JD salinger, joyce et poe, mettons) sont plus clairs en mon esprits.


Mais désormais je dis sans complexe "c'est de mon auteur favori Chaipuki. Il a du l'écrire Chaipuhoù" Ca permet une vraie attitude : montrer qu'on a une certaine culture qu'on sait mettre en lien intelligemment tout en jouant la fausse modeste alors qu'en fait le handicape me crispe. Comme tous les vieux acceptant leur dependance après des années de ressentiment et de colère, je suis tres reconnaissante à la personne qui me rappelle de qui et de quel ouvrage est tirée la saillie. Ca peut cependant avoir un effet délétère : me remémorer parfaitement l'ouvrage, auquel cas ma bouche, mue d'elle même, citera de longs passages de l'oeuvre en question en précisant "je le lisait au bord du lac léman en 1994, j'avais même choppé un coup de soleil."

Au moins ça met en veilleuse mon defaut hyper agaçant inverse, finir les phrases d'autrui et citer l'auteur dont ils parlaient avant eux s'il leur arrive le malheur de begaier.


La vieillesse est un naufrage mais ça va, j'ai la bouée.

Humeur: Calme