Un sushi et au lit !!!

31 décembre 2008 21:15
 
 

Après une plâtrée de sashimi et autres  maki avec de la blonde pour faire glisser, je vais rejoindre mes oreillers, mon livre et mon chat, je pense que l'année 2008 m'a trop fatiguée pour que j'en vois le bout  (ultime) en sautillant partout.

Je me réveillerai tout au début de 2009, l'année de la meuf... quelle émotion !!!!

Humeur: Placide

A la Claire Fontaine

30 décembre 2008 23:33
 
 

Je me copy paste une réplique sur une propa, parce que.. parce que...


Les barres HLM de la Cité Bellefontaine, coin du Mirail, ont un bon potentiel depressogene. Ce fleuron de l'architecture brutaliste chère aux années 70 est peint de riantes couleurs blanc cassé, vert pâle, qui evoquent à la fois la maison d'arret et l'hôpitalk psychiatrique et de toute façon sont lépreuse et tirent au gris.

dedans, deux ascenseurs pour les 9 etages se font face. Chacun mene soit au 9 soit au 5. Quand ils marchent. Quand ils marchent ils sont plein de pisse.
Ensuite on emprunte une coursive de beau beton brut avec de gros barreaux pour eviter les accidents et on se repère aux pancartes "Cages 21 et 22" puis "Cages 23 et 24", pour les cages d'esclaier, mais escalier ça devait pas rentrer sur la pancarte.
Ensuite on arrive à une porte sans poignée pour acceder à la cage voulue, dessus y'a scotché un papier qui dit "merci de laisser la porte fermée, sinon les rats entrent"

Faut appeler le patient pour qu'il vienne ouvrir. Y'a jamais personne. les gens sont tous collés aux judas. Des fois y'a des gamins dans les cages qui dès 8 ans taxent des OCB. Les gens qu'on voit ont entre 8 et 19 ans. Ils semblent organisés en meutes, avec des détails de veture qui les differencient. Mais eux ils sont en bas, vers le bac à sable plein de pisse.

Quand tu descends au quatrième, ça pue le cadavre. Parce qu'un voisin a claqué chez lui, mais même toi, si tu comptes revenir, tu dois pas appeler le 15, car ils feront venir la police, et la police vient jamais ici. Au debut, ça sentait juste le cadavre, puis une odeur plus douce avec, et puis plus poivrée et enfin ça sent moins fort. Ca doit se momifier.

Et là tu entres chez le gars.

Quand tu repars un peu plus loin y'a une vingtaine de jeunes qui s'echauffent. Ils font des etirement et répètent des combos. tu te dis "tiens". Au rond point 200 metres plus loin tu notes deux cars de CRS qui roulent tout doucement. Alors tu te dis que le lendemain, tu passeras par derrière parce que si le temps est à la grele, tu peux prendre une balle perdue (pierre, mais plus probablement grenade dans la gueule ou coup de tazer)

Parce que les jeunes ici, ils respectent la Convention de Genève, ils tirent pas sur l'ambulance, et ils connaissent le scooter de l'infirmière. les CRS, eux, ils voient quelqu'un sur un deux roues...


Mais le lendemain ça va, tu apprends par ton patient que "le RMI est tombé alors ce soir c'est la fête" (le plus souvent 8/6 et Sub, mais y'a de tout qui tourne, 8/6 et Sub, c'est pas cher, c'est tout. les clopes c'est cher; en taule c'est plus que cher, en taule pour un paquet de clopes tu as un Subutex. Puis ton patient il s'en fout, son temps il le fera ici, avec le bracelet electronique. Il s'en fout parce que c'est pareil.

Pourquoi Bellefontaine, vu que c'est laid et qu'il y a pas de point d'eau?

Mystere. mais c'est pire que Lidl une veille de Saint Sylvestre...

Humeur: Déprimée

La Petite Pouliche

29 décembre 2008 14:14
 
 

Il s'agit d'un texte que j'ai écrit à l'âge de 17 ans, juste à mon entrée à l'IFSI (le manege faisant référence à l'amphithéatre) Un âge un peu charnière, passage aux etudes sup sans partir de chez ma mère, histoire d'amour donc douloureuse (mal tolérée) beaucoup d'alcoolisations et d'intoxications, côté psychopathe, à cette période là bien abrasé par la privation alimentaire volontaire, dans un but punitif et suicidaire. Le texte était resté inachevé, la "chute" que je mettrai en italique, est venue six ans plus tard. A noter qu'habituellement, à l'époque, j'employais à l'écrit un langage, une syntaxe et un vocabulaire beaucoup plus soutenus.


Elle a l'air d'une petite pouliche comme les autres mais il ne faut jamais se fier aux apparences. C'est une petite pouliche grise avec une crinière sombre et des petites oreilles et des sabots un peu abîmés. Elle a une robe un peu terne mais bien étrillée, elle vit dans un pré et va au manège avec les autres chevaux, et fait les exercices àla longe comme les autres chevaux. Seulement, elle a des yeux morts.
Ses yeux sont deux petites flaques brunes sans vie On sent la pouliche qui a oublié pourquoi c'est intéressant de courir dans un pré, de brouter ou de faire des exercices. Il faut regarder ses yeux pour comprendre.
Et puis il faut regarder à l'intérieur. A l'interieur de sa poitrine de pouliche, sous les côtes, il y a ses poumons, et contre le poumon gauche il y a le coeur et juste au dessus de la crosse aortique, on trouve une petite mécanique fragile.

Et si on regarde bien on voit qu'une petite résistance a claqué et que la machinerie ne répondplus très bien.
Chez les chevaux, cette machinerie sert à libérer des sentiments un peu partout dans leur corps, et c'est elle qui allume le syeux.. Et chez la petite poulichegrise, rien à faire, grillé c'est grillé.
C'est vrai, quelque fois elle répond encore, mais assez mal à propos. Par exemple s'il fait beau, l machinerie ronronne un peu, de la joie monte et monte et clac, tout tombe et qui pourrait dire pouyrquoi?
Il faut regarder encore dans la petite pouliche. Si on se déplace au dessous des poumons, sous le diaphragme, l'estomac, la vessie, et qu'on arrive à l'utérus, on voit un poulain, enfin, un foetus de poulain. Il a de petites pattes toutes maigres repliées contre lui, un début de robe pelée, et sa tête est penchée bizarrement sur le côté, avec des yeux ouverts, blanchâtres. La tache qu'on voit autours de ses naseaux c'est du sang caillé. Le petit poulain est mort et il commence à pourrir.

On peut se balader longtemps dans le corps de la petite pouliche, et on peut voir son foie un peu nécrosé, ses glandes lacrymales asséchéeset des petites bêtes qui trottent sur son encéphale.

Mais de l'exterieur c'est une petite pouliche comme les autres. Et ceux qui voient au delà de la réalité savent qu'elle tombe à chaque pas, et que quelque fois elle s'envole et que dans sa tête il y a des rêves où elle est dans un champ d'étoiles bleues et qu'elle dort.
Si on voit la vraie pouliche on a envie de prendre une arme à feu et de lui tirer une balle dans le chanfrein.

Elle se contente de marcher. Elle a peur des autres chevaux. La vie n'est pas drôle pour les pouliches, parfois. Et elle se contente de marcher et attend bêtement que quelqu'un arrive pour remettre de l'ordre dans son corps. Elle est lourde du poulain mort.

Elle part dans ses rêves délirants, mais jamais elle ne va très loin. Un jour elle va mourir et tout ira bien, elle ira au paradis des chevaux et restera peinarde sur son nuage à dormir, loin des autres chevaux morts. Les âmes des chavaux sont des étoiles, elle fera un trou noir. Le paradis des chevaux est un endroit où les pouliches n'ont plus de cerveaux et c'est pourquoi elles sont légères et peuvent rester sur les nuages. Leur angoisse tombe en pluie dans l'océan, c'est pour ça que l'eau de mer a un goût si dégueulasse et qu'il ne faut pas se baigner en eau profonde parce qu'il se passe des trucs terribles au fond. Les petites pouliches légères se roulent dans les nuages, on peut voir leur crinière quand on regarde bien. Et ensuite lles galopent dans le soleil et brûlent.

Ca ne risque pas d'arriver à la petite pouliche grise qui dormira et finira donc par tomber dans la lune où il fait tellement froid qu'elle gèlera et se transformùera en statue de glace.
Quand on ne voit pas la lune, les statues de pouliches dormeuses explosent et ça fait des cratères. La petite poulcihe grise ne galope jamais. le mot galope ressemble étrangement au mot salope et c'est vrai que quand on va trop vite on fini par se casser la gueule. Les mots galope et salope ressemblent bizrrement au mot Fallope, et c'est en galopant que la pêtite pouliche grise est tombée salope et a encrassé ses Fallope d'un cadavre de foetus poulain. Ce qui fait que maintenant, elle ne bouge plus, ce qui est assez bien puisque de toute façon la terre tourne bien assez vite, sa tête aussi, et le temps alors là fait avancer à un bon rythme.

Le mot foetus, lui, ressemble au mot fétu ce qui n'est qu'une coïncidence puisqu'un foetus est lourd (surtout en début de putréfaction) alors qu'un coup de vent balaie un fétu (surtout un fétu de paille)

A moins que plusieurs fétus de plomb fassent un foetus de paille qui pourrait éventuellement se consumer dans une cigarette, mais ce fait n'a jamais été scientifiquement prouvé.

Enfin, pour en revenir à la petite pouliche grise, elle ne pleure jamais. C'est vrai, les chevaux pleurent rarement, mais elle encore moins. Ses larmes refluent donc vers l'uterus et le foetus baigne dedans, ce qui lui laisse une chance car les larmes sont salées et le sel conserve.

D'accord, mais moins efficacement que le froid de la lune.

Elle fera un beau cratère sur la lune, qu'on pourra appeler Mer Grise, et comme ça on pourra lui laisser sa chance d'être une mer mère même grise.

Pour l'instant elle se contente de marcher en tombant à l'intérieur et en faisant le robot au manège. Dans un manège, les chevaux tournent et en plus ça a l'air de bien les occuper, même s'ils préfèrent être dans les prés. La pouliche grise n'aime pas les autres chevaux, d'abord parce qu'ils sont heureux, et en plus parce qu'elle n'arrive pas à se les attacher.

Elle trotte avec eux, mais point de vue engagement, c'est pas encore le summuml. Et puis trotter c'est dangereux. Elle a les yeux les oeufs morts.
Il y a des papillons qui saignent dès qu'on les touche dans son ventre t ce n'est pas une chose toujours facile à gérer. C'est pourquoi elle broute très peu, et exclusivement des trèfles de poulain en bas âge, pour ne pas blesser les papillons de son estomac. Ca va mieux quand elle marche toute seule dans le ciel elle arrive à entrapercevoir le nuage où elle voudrait dormir, quand elle laissera son gros corps sur le plancher des vaches à cornes. Un corps mort est immobile, tout froid, tout raide; les poumons ne se remplissent plus, le coeur ne bat plus, le sang ne circule plus. C'est un gros caillot en définitive. Chez les chevaux en plus les pattes sont tout emmêlées.

Les sentimùents de la pouliche ressemblent aux noeuds que font les pattes des corps morts des chevaux. On peut rien en tirer. En tirer ressemble hallucinogènement au mot entier, c'est prouvé par le fait qu'on peut rien tirer de ce qui est en morceaux. Enfin, il y a des choses qui ne se recollent pas, comme les cheveux, les verres, les ampoules ou les petites machineries brisées.Ou la vie. Et vie ressemble à vide ou vive. Vive vie vide vivifie. Vif vit vit virtuellement (réellement). Vif vit vide vit visage visé vite virage viré. Os en latin veut dire la bouche c'est pour ça qu'on a des dents dedans.

Au fait, visage et virage c'est presque pareil, sinon on pourrait pas tourner la tête. Et si on pouvait pas tourner la tête on serait obligés de regarder en face tout ce qui se passe autours, ce qui n'est pas joyeux.

Par un etrange paradoxe, il est impossible de se tourner les yeux pour voir ce qui se passe en dedans, comme quoi la nature a vraiment bien fait es choses car ce serait encore moins joyeux.

Il y a un poème d'Eluard qu'il faut avoir lu. Ce poème s'appelle Cheval et il dit :


Cheval seul, cheval perdu
Malade de la pluie, vibrant d'insectes
Cheval seul, vieux cheval

Aux fêtes du galop
Son élan serait vers la terre
Il se tuerait

Et, fidèle aux cailloux
Cheval seul attend la nuit
Pour n'être pas obligé
De voir clair et de se sauver


Ca résume très bien la situation de certaines pouliches. En effet, la petite pouliche grise en question est aussi fidèle aux cailloux. Les cailloux c'est sûrement plein de sels minéraux. Et ça c'est bon pour la santé.

Ce qu'on ignore trop souvent, c'est qu'il faut sucer des cailloux. C'est pas pour faire un mauvais amalgame parce que sucer un caillou et sucer un mec, c'est totalement different, quoi que le sperme soit probablement riche en glucides, mais entre nous, point de vue nutritionnel, un pain au chocolat doit faire plus d'effet. (sans parler d la qualité gustative, ce qui serait mesquin puisqu'enfin, la nature n'a pas créé le sperme et le pain au chocolat dans le même but, merci.)


D'abord, quand on en a marre de sucer le caillou, on peut le poser dans un coin, il ne va pas bouger. Et puis on ne peut pas mettre un mec en entier dans sa bouche, ça se saurait. D'un autre côté un caillou est froid et si on l'avale on risque des problèmes. Mais là n'est pas la question : la question est : quel est le meilleur apport nutritif, le caillou ou le mec? Question sans réponse s'il en est car tout depend du caillou et du mec. Et puis point de vue nutritif il y a des pains au chocolat très bien étudiés et peut-être est-il préférable de ne pas comparer les cailloux et les mecs, au moins pour la succion (ntre parenthèse, je sais très bien que les mecs sont des organismes vivants plus ou moins doués d'intelligence selon le sujet,, alors que le caillou est con de toutes façons, et je fais une nette distinction entre mes rapports avec les mecs et avec les cailloux.)

Bref. La mer est amère des anbgoisses des pouliches mortes. La petite pouliche grise ne pense pas aux cailloux. Ni aux étalons talon d'Achille. L'ombre de la pouliche est toute fluette. Elle tombe sur les cailloux et se blesse. A chaque pas, à chaque minute qui fait tourner la terre et la déplace. Même en restant immobile, la pouliche blesse son ombre du temps qui passe. A midi, l'ombre est toute groupée sous les sabots. Elle la piétine sans faire attention. Normal, elle est myope.


Cette pouliche est fidèle aux cailloux. Sans cette fidélité elle serait déjà sur un nuage. Il y a des fidélités lourdes à porter. Il y a des foetus qui s'appellent Fidélité.

La grande occupation de la petite pouliche grise est dormir. Quand on dort onmeurt et on ressuscite le lendemain.  On gagne sur les deux tableaux. Le sommeil permet au cerveau de se défouler un bon coup, d'oublier le corps un moment et puis certains rêves sont bons à rencontrer. Le sommeil est une belle invention. Graham Bell n'a plus qu'à aller se coucher. Quand la pouliche dort, c'est comme si elle téléphonait à son poulain mort et ça, aucun ingénieur serait capable de lui donner.

Même un super bon pourrait pas ressusciter un poulain mort pour qu'il dise des trucs à sa mère, qu'il l'aime même si c'est une salope, qu'il la déteste même si c'est sa mère, et même, c'est pas grave tant qu'il parle. Et puis la pouliche se réveille, elle est encore vivante, le poulain est toujours mort, c'est pas juste, lepoulain voulait vivre la mère fille st morte qu'à l'intérieur. Il y a des choses qui font que dieu a de la chance de ne pas exister parce qu'on lui cracherait vachement à la gueule.



La petite pouliche se sent coupable. Il y a tellement de chevaux qui tiennent debout que par leur envie de vivre et elle elle tient debout que parce qu'elle est en vie et elle voudraut leur donner ça, échange, faire quelque chose. On peut en tirer une conclusion : d'accord, la nature a bien fait les choses, mais le jour où elle a créé la vie elle devait être bourrée parce que comme truc mal foutu on fait pas pire. Enfin, chacun a droit à ses erreurs. Qoique l'hypothèse du profond sadisme pue-du-cul de la chose a sûrement été longuement pesée.

Enfin, pour contrebalancer, tout le monde ou presquye a droit à son taff de sommeil. D'ailleurs si on dort pas on crève, alors que demander de plus?


Petite pouliche marche. C'est triste de voir une poulche avec l'encolure baissée, les naseaux au ras du sol.C'est juste pour se blesser.

En anglais to bless signifie bénir, ce qui démontre qu'il ne faut jamais vouloir du bien à quelqu'un, ça pourrait lui être fatal. C'est fou ce qu'on peut faire de mal avec de bons sentiments. Au moins les mauvais sentiments, on peut prendre son parti, mais les bons sentiments sont jamais ceux qu'on attendait. Preuve concrete et empirique : partant d'un bon sentiment, un étalon a dit à la petite pouliche "Faisons l'amour". la pouliche a galopé. Voilà le résultat. Autre exemple : partant d'un bon sentiment un cheval lui a dit "J'aimerais que tu vives". Même à son pire ennemi, on dit pas une saloperie pareille. Dernier exemple : une autre pouliche lui a dit "Je t'aime, tu sais" Et bien ça lui a fait du bien. (il faut toujours une exception pour confirmer la règle)

La fatigue prend la pouliche au dépourvu. Elle ne se couche pas car les chevaux dorment debout. Seulement, elle se fige, et elle part loin. Au lever du soleil elle est toujours en vie. Y'a qu'au sommeil qu'on pardonne des trucs pareils. Plein de neige a recouvert le pré. On dirait un grand gâteau glacé. Avec deux arbres givrés comme des sucettes. La petite pouliche marche elle imprimedes marques de sabot noir sur le gâteau. Elle gratte la neige et mange un trèfle. Il est froid et amer sur sa langue. Elle souffle dans la neige. Quelques flocons volent autours de ses naseaux. Neige, paillettes, galaçage. Elle se laisse tomber dans le froid. La lune est couchée bouchée. Elle se laisse rouler sur le dos et ne bouge plus.











Mais petite pouliche n'est pas morte. D'ailleurs morte et porte sont deux mots qui vont très bien ensemble ce qui veut bien dire ce que ça veut dire. Elle est juste froide, parce qu'il neige dedans et dehors. Dedans la neige est moche. Normal. Le bruit des flocons blesse la pouliche. Elle a encore les yeux cassés. La putréfaction réchauffe. le ventre de la petite pouliche la brûle. Et ça chauffe et ça brûle, les petites bêtes courent à toute vitesse sur son encéphale, la rosée de napalm, crever enfin. Guerre du Viet Nam dans petit cerveau, champ' halluinogène atomique et boum ! Champ' atomique ce serait déjà le nuage qui monte. La petite pouliche empêche son cerveau d'exploser.

Cerveau, ça ressemble à cerceau, c'est pour ça qu'en fait, un speculum n'est pas vraiment circulaire.

Elle se dresse sur sespetits sabots. Benzodiazépin, elle se dit, et elle retourne au manège. Et tourne dans la sciure. Putain de vie de merde. Elle tourne mal aujourd'hui, elle n'essaye même plus de s'attacher les chevaux. Sabots qui butent, les fers sont trop lourds, le ventre brûle, elle mange la sciure avec ses dents qui saignent.


Dents se dit comme dans c'est pour ça qu'i faut jamais sortir de soin même avec le temps qui tournent et les chevaux dedans qui tournent comme un manège.

Manège pourrait s'épeler malaise, mais aucune étude médicale menée à terme n'a conclu que c'est pour ça qu'elle est pleine de vide. Et benzodiazépine.

Au paradis des chevaux...


Et puis de toute façon, son poiulain est bien là, même mort, même pourrissant, tout doucement. Et même il y a un truc tout doux entre eux, même si c'est de la pourriture, alors, elle est contente. Ca tourne, ça tourne, les petites bêtes creusent des tunnels sous duraux, petit vampire, pêtit vampire chéri.

Elle ne veut pas aller trop vite. Petite pouliche relève ses yeux secs, immobile et continuant d'avancer. Petite pouliche nbe comprend plus que sans bouger elle soit encore dans la ronde et dans le rythem.

Le mot amour ressemble exceptionnellement peu au mot escalier, pourtant c'est chiant quand ça grimpe et on a vite fait de se retrouver en bas.

En bas résilles, ce qui est un jeu de mots, déplorable mais compulsif, désolée. D'ailleurs les pouliches ne portent pas de bas du fait que leur morphologie n'est pas étudiée pour.

Casse tête. Elle décompose, mot hyperréaliste, somme toute.

Casquette, pêtite poulichea la gueule de bois des bestioles qui lui martèlent les hémisphères cérébvraux. Quelque part, il y a quelqu'un qui l'aime, sûrement.

Petite pouliche a les yeux morts.

Elle a aussi un poulain mort et tout le reste qui meurt avec.

Miracle ce ne fut qu'un cauchemar et le coeur minuscule est en train de battre
poc poc poc poc poc poc.

Rêve de nuage, la lune est sous la neige, le monde dans le soleil y brûle était-ce lui qui brûlait cet abdomen distendu par cette chose au coeur silencieux?
My poulain d'Arbanville, why do you sleep so still? I'll wake you tomorrow, anbd you will be my fill, and you will be my fils.

Jamais grandir, grand rime trop bien avec gland et les feuilles de chêne sont si moches surtout quand elles n'ont pas encore poussé parce que c'est l'hiver. Cataclop benzodiazepine.

Petite pouliche s'endort sous un arbre en hiver. Elle prend racine. Cui qui boit l'eau de la fontaine sous la corneille de la bruyère, ou alors elle fait erreur, tambour et trompette.

Trompette ressemble à trempette, trompe ressemble à trempe, d'ailleurs ses trompes...

Mort-né ressemble à borné

Neige poudreuse, Petite Poiuliche y trempe son museau, ses naseaux.

Neige douce, glacée. Engourdit son museau de gourde.

Humeur: Improbable