Sunday and Toxic

26 octobre 2008 18:17
 
 

Aujourd'hui, dimanche e(s)t cruel.

 

En fait, Dimanche l'a toujours été, morne à la maison, pas le droit d'aller chez les amies "pour pas dérager". Mais même arrivée à l'âge adulte parfois ma reum me jetait le dimanche car "ça se passe en famille et je me repose" (sic! sa famille etant alors elle et son mec)

 

Aujourd'hui comme hier, je dejeune seule sans mes collègues, en famille. J'avais pas envie de rentrer chez moi, après j'ai trop de mal à en repartir, j'avais acheté aujourd'hui les Inrock et aussi amené un bouquin de Nothomb, Doimanche, Waterloo, morne plaine.

 

Toujours ma liste de lecture vissée sur l'oreille droite, toujours un peu sourde suite à un coup "pour calmer ta crise"

["C'est un petit probleme à la trompe d'eustache, ça se résorbe spontanément donc je laisse ainsi mais ça semble récurrent, revenez me voir. Vous aviez pris un coup sur cette oreille par lme passé?" - je n'y étais jamais retournée, chez ce salaud d'ORL et sa grosse sonde à mettre dans le pif et son caisson]

Des fois je descends sur le perron fumer ma clope. Ca aussi c'est une posture que j'ai depuis la petite enfance. Etre sur le seuil. Les témoins de mon enfance la plus lointaine lma décrivent, citons les:

 

Mme B; proprio de la maison dont mes parents louaient le 1er (époque : 1977)

"Julie etait si sage, toujouirs assise devant sur les marches à regarder les fourmis, des fois pendant trois heures, sans faire de bruit, jamais de bêtise, quelle enfant sage, je m'en souviens bien" [cette pouffiasse n'a jamais alerté la DDASS qu'une petite autiste etait laissée sans surveillance sur le perron des heures durant !!!!]

Fred P., collegienne au lycée où nous habitions avec Mum

 

"Tu étais toujours assise sur le perron à rêver et rien faire, je me rappelle bien de toi, toute petite, toute menue, toujours assise devant la porte. Tu étais si mignonne !!!!"

[A la reflexion je me demande si ce n'étaient pas des moents où j'attendais que ma mère rentre ou encore, où je l'attendais, ou encore, où j'attendais la permission d'entrer]

Chez Matt aussi je finissais par me poster là, très à l'aise, vu qu'avec sa muco j'allais pas fumer à 'interieur. C'est toujours bien ma place assise sur la marche du perron.

 

Et là, au cabinet infirmier, depuis l'interditcion de fumer dedans, je suis sur le perron de l'immeuble, si bien que vu mon K-Way pourri de route, on va finir par me filer la piece.

 

Je fume mes tiges, j'écoute ma playlist, je remonte. Je me colle dans la salle des entretiens familiaux (ha...ha...ha) car elle est pourvue de fauteuils, j'en colle deux face a face contre le radiateur electrique (ha... ha...ha) je me loge dedans, fous le chauffage a fond, regle le téléphone pour me réveiller à 16h30, feuillette les Inrock un peu puis pionce, mal installée, trop chaud et reves amers et désagréables au sujet de vie(s) manqué(e)s de manque.

 

J'ai coupé les ponts avec mes vieux, dès que Matthieu m'a dit adieu, je les ai appelée et est tombé le bras de ma terrible vengeance, globalement je souhaitais dire que je n'étais ni capable d'aimer ni d'être aimée, par leurs fautes, bourreaux d'enfants, dévoreurs d'âmes, pédophiles, SALAUDS!!!! JE NE VEUX PLUS JAMAIS AVOIR A FAIRE A TOI !!!!

 

Trois jours après, alors qu'ils m'assaillaient de coups de fil et de lettre, j'ai eu Val, la sister "Tu étais délirante" (alors pas du tout, je prenais violemment conscience d'une dure réalité, mais je sais bien, ouais, le patient désigné est d'abord le patient désignant, ce pour quoi il est désigné en retour comme fou, annuler sa parole, chargée de vérité - de sa vérité en tout cas - et toujours violente et crue) Sister me dit alors "je ne suis pas psychotique, j'ai besoin de lien"

 

je dis alors

 

"de quel lien as tu besoin? Y'a quatre jours ça n'allait pas aujourd'hui ça va mieux, quatre jours ont passé sur le choc traumatique, je devrais aller encore tres mal pour que tu trouves tout cela coherent? Ou a moitié mal? Je ne dis pas qu'il ne s'est rien passé. Je vais juste mieux. Fau quand même pas que je creve pour sauver la coherence de l'ensemble. C'est pas que j'aille mieux qui est fou, c'est ce qu'ils m'ont fait et c'est mon etat d'il y a quatre jour. Et les psychotiques ont besoin de lien justement, faut t'apprendre ton taff aussi?" (elle est psychologue)

 

Mais bref, je sais juste, le jour ensuite où on a pu parler, elle et moi, vraiment, pour la première fois de ma vie, qu'elle savait, certaines choses en tout cas et elle m'a dit "oui, c'est triste, tout cela est triste, et je suis triste car je n'étais pas là je ne t'ai pas aidée"

 

Ca me rendait encore plus triste de me rappeler toute cette solitude alors j'ai dit chtetch à ma niece, ou approximatif, ce qui signifie "coucou" en polonais, sa langue paternel.

 

 

Moi je parle couramment le psychotique par ma mère et le mec bourré par mon père. J'ai beaucoup pratiqué le mec-bourré, je pex d'ailleurs helas mettre sur mon CV "mec bourré : lu, ecrit, parlé"

 

Dernièrement j'ai pu affiner mes talents en parlant avec un psychotique bourré qui me tenait ce langage:

 

"Quand on nait on est puis on meurt, alors on demeure, mais..."

J'ai pu dire "quand on ne peut pas demeurer dans la demeure alors on doit déménager, alors on doit aller a l'hopital"

 

Mais le pire c'est que moi j'avais pas bu (quant a mon diagnostic, on se reserve)

 

 

J'éai été si triste ces derniers temps, j'essayais de pas etre aimable, pour pas donner tort a Matt,en gros (ce que me dit mon thérapeute ajoutant "c'est dangereux pour vous"

Je dis au thérapeute que l'honnêteté de Matt  [je choisis des folles par défaut] "C'est une honneteté cruelle" Je pleurais tant. Le doc confirme "C'est cruel" Pause. Il ajoute "Et c'est pervers" Pause. [je peure] "et ce n'est honnête que parce qu'il pense que c'est vrai, car ça n'est tres certainement pas vrai"

Je pleure.

Ensuite l'errance sur des sites interdits aux mineurs, et le télép^hone et tatati tatata, rencontrer un matou du quartier, etre fatiguée, déconner, faire nawak.

 

Et là je suis revenue euthymique mais en malaise

 

J'sais plus c'que t'es

J'sais pas c'que j'ai

Je me sens mal à l'aise

Miller j'ai lu

Je ne veux plus

Entendre parler de baise

[C Gainsbourg in Zéro pointé vers l'infini , alb Lemon Incest]

Beaucoup écouté Paradis aussi Junior suite

J'ai des amis naviguants

Ils sont naviguants

Moi j'ai deja tellement d'eau qui fout l'camp

Toutes ces choses qui viennent

Toutes ces choses qui quittent

Ces choses qui reviennent

Ces choses qui m'requittent

Junior suite

 

Le dimanche est amer où tout est toxique, où je me sens malade, où aller voir le film Merde de Leos Carrax me sembe tout a fait dans le ton, où je ne me sens pas de la société des humains, mais d'une des sociétés de ceux qui ont été non élévés par des barbares, toujours attentifs, toujours autours et alentours, jamais vraiment dedans, nous regardons tout et voyons beaucoup de choses, que n ous retenons, nous aimons bien les humains, mais nous sommes à coté.

 

Humeur: Déprimée

==* NEWS*==

14 octobre 2008 08:15
 
 

Enfin des repos, des larmes et des repos, des repos et des larmes.


Beaucoup de choses a faire cette semaine, reviser et réparer le scooter, qui à 1000 bornes est tombé (fatigue, en le garant) tant de fois qu'une poignée de frein est pétée et le neman aussi (plus chiant) ainsi que la serrure du top case.

Comme quoi Bellefontaine, coin angoissant du Mirail, craint pas tant que ça : on me l'a jamais volé la bas !!!

Aujourd'hui j'écris et téléphone a l'organisme InterAction pour suivre une formation de 4 ans de thérapeute familial. C'est cher mais je suis riche XD.

La putain de mesure des biens a enfin été levée, enfin je vais avoir un compte pro donc go to the bank today aussi.

La maladie de la perte a été ravageuse, j'ai perdu la voix (aphone) l'ouïe (sourde) l'appetit et si je veux manger je deglobille. J'ai soif sans cesse, une soif inextinguible, et parfois je pleure, parfois j'en veux au monde entier de ne pouvoir me rendre la case qui me manque, que mes vieux ont detruite et que personne jamais ne pourra combler. C'est le vide.

Mais voilà les repos, je vais faire mes affaires, si je pleure je prends des cachetons puis je dors deux heures, depuis deux semaines je ne peux dormir que par quart de deux heures.
Il dit m'aimer encore, je ricane tristement. Il parait que l'amour sans condition n'existe pas, qu'il ne fauit plus que je verifie ma certitude absolue et constante, dont j'ai une conscience poermanente et aigue, d'etre abandonnée. Cela me detruit a tout coup. Le dernier coup avait duré plus de sept ans.

Dans ma boite aux lettres j'avais retrouvé les clés de ma maison, et la photo, jolie et encadrée,; donnée a celui qui pretendait vouloir s'engager avec moi pour la vie.

Je ne crois plus a aucune parole, ainsi ma voix a disparu. Si je parle les mots se perdent dans le vent ou on me dit que ce ne sont que folie, que je suis "pas sage" "mechante" voire "perverse" donc ma voix est pârtie ailleurs.
Il ne faut jamais dire la vérité. On vous tue pour cela (cf mythe de la caverne)

Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi on est obligés de vivre mais il parait qu'"il faut, en plus je rate meme mes morts donc je vais limiter les degats a non vivre tranquillement en etat de machine organique.

Plus jamais et je l'ai décidé je ne m'engagerai dans une relation sentimentale, trop de mensonges, et hommes et femmes sont des salopes, des allumeuses et des predateurs.

Crevez, humains

Humeur: Alarmée

Hubert == Hommage

5 octobre 2008 18:44
 
 



"Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable"


J'me sens coupable d'avoir assassiné mon double dans le ventre de ma
mère et de l'avoir mangé
J'me sens coupable d'avoir attenté à mon entité vitale en ayant tenté
de me pendre avec mon cordon ombilical

J'me sens coupable d'avoir offensé et souillé la lumière du jour en
essayant de me débarrasser du liquide amniotique qui recouvrait mes yeux
la première fois où j'ai voulu voir où j'en étais
J'me sens coupable d'avoir méprisé tous ces petits barbares débiles
insensibles, insipides et minables qui couraient en culottes courtes
derrière un ballon dans les cours de récréation

Et j'me sens coupable d'avoir continué à les mépriser beaucoup plus
tard encore alors qu'ils étaient déjà devenus des banquiers, des juges,
des dealers, des épiciers, des fonctionnaires, des proxénètes, des
évêques ou des chimpanzés névropathes
J'me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte et
par les ricanements cyniques et confus de mes cellules nerveuses
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'avoir été dans une vie antérieure l'une de ces
charmantes petites créatures que l'on rencontre au fond des bouteilles de
mescal et d'en ressentir à tout jamais un sentiment mélancolique de
paradis perdu
J'me sens coupable d'être tombé d'un tabouret de bar dans un palace
pour vieilles dames déguisées en rock-star, après avoir éclusé sept
bouteilles de Dom Pé 67 dans le seul but d'obtenir des notes de frais à
déduire de mes impôts
J'me sens coupable d'avoir arrêté de picoler alors qu'il y a des
milliers d'envapés qui continuent chaque année à souffrir d'une cirrhose ou
d'un cancer du foie ou des conséquences d'accidents provoqués par
l'alcool
De même que j'me sens coupable d'avoir arrêté de fumer alors qu'il y a
des milliers d'embrumés qui continuent chaque année à souffrir pour les
mêmes raisons à décalquer sur les poumons en suivant les pointillés
Et j'me sens aussi coupable d'être tombé de cénobite en anachorète et
d'avoir arrêté de partouzer alors qu'il y a des milliers d'obsédés qui
continuent chaque année à souffrir d'un claquage de la bite, d'un
durillon au clitoris, d'un anthrax max aux roubignolles, d'une overdose de
chagatte folle, d'un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du
gland, de gono, de blenno, de tréponèmes, de chancres mous, d'HIV ou de
salpingite
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'être né français, de parents français,
d'arrière-arrière... etc. grands-parents français, dans un pays où les indigènes
pendant l'occupation allemande écrivirent un si grand nombre de lettres
de dénonciation que les nazis les plus compétents et les mieux
expérimentés en matière de cruauté et de crimes contre l'humanité en furent
stupéfaits et même un peu jaloux

J'me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui ce genre de
pratique de délation typiquement française est toujours en usage et je
prends à témoin certains policiers compatissants, certains douaniers
écœurés, certains fonctionnaires de certaines administrations particulièrement
troublés et choqués par ce genre de pratique

J'me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes
voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de
certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et
dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'œuvre
de l'anonymat
J'me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond solitaire
alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont choisi de
remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles on peut voir
les pitreries masturbatoires de la sociale en train de chanter c'est la
turlutte finale

J'me sens coupable de remettre de jour en jour l'idée de me retirer
chez mes Nibelungen intimes et privés, dans la partie la plus sombre de
mon inconscient afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine
et même contre certaines espèces animales particulièrement sordides,
serviles et domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux, les
chè-è-vres, les Tamagochis et les poissons rouges
J'me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955, un peu
après 17 heures 40, au volant du spyder Porsche 550 qui percuta le coupé
Ford de monsieur Donald Turnupseed
J'me sens coupable d'avoir commencé d'arrêter de respirer alors qu'il y
a quelque six milliards de joyeux fêtards crapoteux qui continuent de
se battre entre-eux et de s'accrocher à leur triste petite part de néant
cafardeux

Je me sens coupable, coupable !
"

Humeur: Repentante