Robert

30 novembre 2007 01:22
 
 

 

Voilà la donzelle, une version de la couv' de son album "Sine". J'ai découvert Robert par hasard, en faisant des dl, bien sûr légaux (...), son nom etait accolé à celui de Nothomb et de Farmer... Sans me renseigner plus, je pensais qu'il s'agissait d'un collectif, une chanteuse, des compo de farmer, des textes de Nothomb. Mais non.

L'aimé-adoré m'a fait parvenir son dernier album "Sine", j'ai lu avec lui le wikipédia, qui m'a notamment appris qu'elle est l'héroïne du Petit Robert des Noms Propres , pas le dictionnaire, Ducon, le roman de Nothomb. C'est bien elle le petit rat décalcifié qui a du arrêter la danse.

 

Le morceau qui me fait le plus tripper n'est pas sur son dernier album. Il s'agit de L'Appel de la Succube. Qui dit à peu près

 

Toi

Au fond de la nuit

Tu m'adores

Au fond de la nuit tu t'agites et tu cries

Au fond de la nuit tu as peur

Au fond de ton coeur tu sais bien que c'est moi

Qui t'appelle

Qui te veux

Qui te prends

Qui t'adore

Qui te hais

Qui t'en veux

Qui rouvre tes blessures

Toi

Il y a si longtemps

Ton sang était le mien

Il y a si longtemps

Tu m'appartenais

Pour l'éternité

Il y a si longtemps

Tu te donnais à moi

Il y a si longtemps

Tu disais m'aimer

Pour l'éternité

Toi

Tu as porté mon deuil un temps

Puis il a fallu que la vie continue

Mais au fond de toi tu as peur

Car tu sais que tu ne m'as pas survécu

Tu m'appelles

Tu me veux

Tu me prends

Tu m'adores

Tu me hais

Tu m'en veux

Tu rouvres

Ma blessure

Moi

Jusqu'à l'infini

Ton sang sera le mien

Jusqu'à l'infini

Tu m'appartiendras

Pour l'éternité

Jusqu'à l'infini

Je te boirai la vie

Jusqu'à l'infini

Je te posséderai

Pour l'éternité

Jusqu'à l'infini

Je te boirai la vie

Jusqu'à l'infini

Je te posséderai

Pour l'éternité

Je me garderai bien de psychanalyser cette jeune femme. Ilsemble cependant évident qu'elle parle d'inceste par la mère, que ce soit symbolique ou consommé. Dans le bouquin de Nothomb, la mère de Robert s'est suicidée. Elle a été recueillie par un genre de faiseuse de princesse bancale, carnivore et canibale - si mes souvenirs sont bons, sinon j'en raconte trop sur moi

 

Ce etxte me foudroie à chaque écoute.

 

Sine  est très hypnotique. Des leitmotiv . Ce chien qui s'en va dites est-ce un peu moi? peut elle répéter ad libidum sur la piste Le Chien Mauve.

Il est difficile d'écrire au sujet de personnes cryptiques et transparentes à la fois. Alors, je la ferme :)

Humeur: Hypnotisée

Chansons alakon

30 novembre 2007 01:01
 
 

 Le bonheur me réussi mais me met la larme facile. Il est vrai que dans le malheur, je ne pleure pas, pas par courage ou à cause d'une dignité (concept qui m'échappe un peu, "c'est bien d'être digne dans le malheur", le malheur est il digne avec nous?) mal placée (la dignité, si tu suis pas après une longue parenthèse)

 

Un psy m'avait dit que j'avais gardée quasi intacte la capacité d'émerveillement de l'enfant, il m'a même mimée découvrant une coccinelle ("waooooow, la coccinelle!!!") scène qui l'avait marqué, bien qu'à ce moment là je n'écoutasse plus (:p) ce qu'il avait à me dire. C'était pour contrebalancer mon mauvais jugement envers mon immaturité (toute relative, quand je me compare à mes pairs, mais bon)

 

Les sentiments avaient été si enserrés, longtemps. Que, bon, je dois dire, j'ai écouté Serge Lama et j'ai chialé

 

Je la refais, en long et moins honteux:

Je me rendais en voiture au bilan de compet' dont j'ai parlé plus bas, ou plus haut, bref, y'a un moment. "Je suis malade" est passé à la radio. Et j'ai commencé à avoir froid et à frissonner.

 

Etrangement, par un effet psyretroactif, je me suis ressentie comme il y a trois ans, gelée, embourbée dans ma graisse, l'alcool et les benzo et a demi morte.

 

Serge Lama, dans ce texte (je ne sais pas s'il est l'auteur, brefleu) explique qu'elle est indifferente, qu'elle part et revient "et ça va faire bientôt deux ans que tu t'en fous" et qu'il se sent horriblement largué, "comme quand ma mère sortait le soir..." toussa.

 

Au départ, j'ai songé à Dad. Ou plutôt, son image, l'image de lui pas là étant plus exacte, s'est enfoncée et imposée à mon esprit, comme j'ai été obsédée par son absence l'année de mes 11 ans. Là, sergi chantait "et tous les bateaux portent ton drapeau / je ne sais plus où aller, tu es partout" et là Yog commençait à avoir la vue brouillée. Dans ces moments de début de dignité à repsecter, je me mouche dans ma manche et je me frotte les yeux du poing. Pas facile au volant. Puis je pensais à Mum. Là, je me suis mise à chanter à tue tête.

 

Seulement, la célèbre phrase, je n'ai pu la dire correctement. J'ai chanté (en respirant par le ventre, tout le bordel) "Comme quand ma mère sortait le soir / et qu'elle me laissait seule avec son désespoir." et ce fut le drame.

 

Obligée de garer la voiture sur le bas côté en urgence, et effondrée sur le volant, mal au ventre et le spasme du sanglot. Puis c'est passé.

 

Ce soir là, pour la première fois en plus de dix ans, je me suis sentie jalouse, conne, jalouse, méprisable. Et ce soir là, le même spasme des abdos, du ventre qui ne voudra plus manger, j'ai eu cette exclamation "pourquoi ça revient? Ca revient toujours?" Qui était tellement spontanné, venait de tellement loin, que je me suis fait de la peine à moi même.

 

Bon, ensuite, d'humeur labile, je sautais partout en chantonnant "Bitoku, bitoku president!!!"

 

Mais passons, c'est assez humiliant comme ça.

 

J'ai été si triste en fait pour moi, pour cette emerveillable en moi, que l'emerveillement soit tempéré, depuis lors, par le "et l'abandon, c'est pour quand?", alors même que je suis convaincue au plus profond (et pas de mon cul) qu'il m'aime, sincerement. Ksssssssssss

Humeur: Offensée

Ce que tu m'as dit

30 novembre 2007 00:32
 
 

est la plus belle chose qu'on m'ai dite, cette proposition pour de beaux gants.

J'ai hâte d'être à tout à l'heure. :)

 

Très heureuse, très heureuse avec toi

Humeur: Amoureuse