Das Leben Der Anderen

19 mai 2007 11:30
 
 

Un film de Donnersmarck

1984 (oeillade à Orwell?), Big Brother, et surtout la Stasi is watching you, en RDA. Georg est un poète, le seul d'allemagne de l'est officiellement "non subversif" à être lu aussi à l'ouest. Georg croit réellement en les bienfaits du socialisme tel qu'il est appliqué à l'oreint du Mur. Sa compagne, Christa Maria, comédienne, en est peut-être moins persuadée : en tout cas, elle n'en dit rien. Ils évoluent au sein d'un groupe d'artistes et ont la bénédiction de Margot Honecker . Le Ministre à la Culture, Hempf, semble cependant avoir un penchant pour Christa Maria, penchant qui lui fera souffler à l'oreille des services de renseignements, de la Stasi, qu'une surveillance rapprochée de Georg serait pertinente. A cette mission est assignée un homme, Siegman. Ce "bon fonctionnaire" des services secrets est gris, racorni, implacable, et ne semble pas avoir grand chose d'humain. Il sera installé sous les combles de l'immeuble de Georg dont l'appartement est truffé de micro et de cameras.

Voilà ce que je peux révéler de la trame sans trop en pourrir l'intrigue, qui se déroule durant les deux heures vingt du film. Ces etres humains vont évoluer, ressentir, agir (ou pas, justement)
L'atmosphere du film est sinistre, oppressante,, renadnat bien (je presume, je n'y étais pas) "l'ambiance" rda des années 80. (costumes et decors a la Derrick inclus)
Si les émotions y sont fortes, poignantes, elles y sont exprimées avec pudeur, retenue, c'est fort, beau, triste, ça fait mal au bide.

A noter la blague racontée par un agent de la stasi himself

Honecker arrive au bureau un matin, ouvre la fenetre, voit le soleil et lui dit
"Bonjour soleil!!!"
"Bonjour Camarade Honecker!!!"
A midi, après manger, il regarde a nouveau le soleil et lui dit
"Bon apres midi, soleil"
"Bon apres midi, Camarade Honecker!!!"
Enfin, le soir, il retourne à la fenetre et dit une fois de plus au soleil
"Bonsoir, soleil!!!"
Le soleil reste coit. Intrigué, Honecker répète
"Bonsoir soleil, que se passe-t-il?"
et le soleil de répondre
"Va te faire foutre, je suis à l'Ouest maintenant"

(Blagounette qui ne portera pas bonheur à l'agent rebel rebel)

On est plongé au coeur du trouble des la première scene, un interrogatoire, du voisin de l'homme qui a vu l'homme qui a aidé l'homme à passer à l'ouest. Point de "réelle" scene de torture, physique en tout cas, pas d'hemoglobine, de gégène ou de couteau rouillé, plus subtil, aussi cruel... Tout le monde surveille tout le monde, la terreur regne...
Bref, un film que je conseille absolument.
Pour mémo, le Mur est tombé le 09 Novembre 1989 (trois jours apres mon quatorzième anniversaire, et je me souviens de tout cela à la tévé et dans les journaux)

 


 

Humeur: Froide

La Tête Dans Le Sac

13 mai 2007 12:04
 
 

Si Senseï, ma maitresse à penser, dit être fétichiste de la botte, je suis fétichiste du sac à main.

Parfois je lui suggère que si elle aime à proposer la botte, j'aime à m'entourer de bourses de toutes tailles et couleurs (et matières)

Je possède une dizaine de sacs à main, ou plutôt de besaces (à croire que j'apprécie tout particulièrement les grandes bourses bien pleines), dont deux en cuir, le restant en matières beaucoup moins nobles, car je suis pauvre - je n'ai jamais pu m'offrir le sac à vomir Balenciaga ou les merveilles en peau et mouton, Dior ou Chanel, je ne sais plus.

Toute petite déjà, je raffolais du cartable, et du sac à dos. Des trousses, des boites des emballages, en résumé, des contenants. Il est connu que si on offre à un enfant un jeu merveilleux d'inventivité de créativité et d'aspect, il jouera toute la soirée du réveillon avec sa jolie boite colorée et avec les bolducs, tel un chaton espiègle.

Mais revenons au sac à dos. Je note que je n'ai jamais été à l'aise avec mes arrières à découvert, si tant est que je puisse protéger mon avant, mon dos, avec son rachis vulnérable [??] et ma nuque délicate m'ont toujours parus "à la merci des chacals" (et surtout des vampires et du visiteur du soir, peut-être) Un sac à dos, lorsqu'on balade dans la rue, dans les champs ou ailleurs, est idéale pour pratiquer la défense dorsale de l'autruche. Et puis, il permet de promener sa maison avec soi, comme l'escargot ou la tortue. Il s'agit donc d'un fabuleux objet transitionnel voire dans mon cas contra phobique.

Ma crainte du monde, je l'ai toujours connue, ou presque. (se conférer aux chacals, vampires et visiteur du soir) De part mes dispositions psychiques particulières, il m'a parfois semblé étrange, d'une inquiétante étrangeté, bref, le dehors me fait peur. Le dedans me fait peur aussi, ou alors je ne m'y sens pas toujours très à l'aise, si bien que bon gré, mal gré, je passe du temps dans le dehors de l'extérieur de la maison: dans le monde. Merci mon Dieu d'avoir équilibré mon sentiment d'insécurité, ce qui m'a permis de ne pas devenir une totale no life ascendant autiste.

Des témoignages de kamarades soulignent l'importance de l'objet transitionnel à l'entrée à la petite école: vague doudou (planqué pour ne pas "faire bébé"), tute (idem) ou bon vieux pouce, mouchoir imprégné du parfum de maman, pour sniffer en douce l'odeur de la sécurité, tout cela concourt à supporter la séparation, et à affronter le Grand Méchant Monde du Dehors et ses Camarades de Grandes Sections qui nous brutalisent, la Mat' Sup' est une jungle.

J'en suis restée là.

De quinze à vingt cinq ans, j'ai trimballé un vieux East Pack kaki (garanti à vie, que demande le peuple), contenant tout un tas d'affaires plus ou moins utiles.. La pub d'East Pack, montrait un squelette humain rampant, son sac à dos intact aux arrières: Mais quoi de plus rassurant, que de penser mon contenant protection indestructible!!! (le rachis du squelette semblait intact) Puis je scooterais, le sac à main etait plus périlleux.

Mouchoirs, fiches de paye, bons de réduc et un tas de petits contenants s'y trouvaient. D'autres doudous, produits de maquillage, petits gateaux et bouteille d'eau, des tonnes de produits dérivés des labos (stylos en forme de seringue, gommes en forme de cachet de Déroxat, carnet Zyprexa) des livres et des... trucs (vieux chewing gums échappés de leur emballage, bouts de papiers griffonnés de n° de téléphone...)

Suite à mes accidents de la voie publique, j'ai vendu le scooter pour acheter une Pandouille. Et un, deux, dix sacs à main. Des besaces, souvent (remember la maison à transporter, le contenant contenant d'autres contenants) Je le serre souvent contre moi, comme si un groupe de dangereux feet jackers (des braqueurs de gens a pied) allait me passer à tabac et me l'arracher avant de me casser irrémédiablement le rachis dorsal.

Mon objet transitionnel du moment dépasse presque l'entendement tant il est grand, c'est une nouvelle race de sacs, troisième génération de shoppeuse: il s'agit bien d'un sac à shopping immense, de la gamme Pucca, bariolé de couleurs vives, creme et marron pour le fond. Il se porte en bandoulière haute, je peux donc le flatter de la main et tapoter le fond de cette besace pour y faire sauter mes clefs en permanence, manie agaçante. J'ai orné une des bnoucles d'un grigri, un manekineko bleu roi, qui, première pour un de mes grigri, ne fait pas bling bling ding ding dong.

Il ne comporte qu'une petite poche zippée intérieure, où je cale mon portable et mon badge professionnel. Outre ces deux objets, il contient:

Une paire de lunettes de soleil corretrices, mon porte cart porte feuille, un porte monnaie de mémé, 4 paquets de C*mel, dont un vide, moult papiers alu et cellophanes emballants les dits paquets, la carte de mon beau père qui traine là avec gribouillée dessus un code d'accès à un concert (résa sur internet) deux briquets, dont un vide, deux montres, un stylo phallique vert qui se porte autours du cou, cadeau de la MGEN,Mon agenda, une trousse pucca assortie, vide, un stylo Von Dutch fort laidun coupon de réduc périmé de sept euro chez pimkie, mon Filofax près à imploser, un autre stylo, playboy, supermoche aussi, un miroir de sac, un étui à cigarette ayant appartenu à ma grand mère, émaillé, quatre tubes de gloss, un de rouge, deux mascara, du papier d'arménie, des coupons de réduc sur les C*amel, suisses, ma clef USB façon croco, et le cordon USB assorti à icelle, dix euros en pièces oranges, mon balladeur mp3 et deux casques assortis pétés, une gomme orange avec un ninja dessus, un collier fabriqué par Senseï, deux chaussettes à portable, une petite cuillere, un feutre fin noir, et deux marqueurs-tatoo, des piles uasgées évadées de leur mini sdac (à porter dans un container), un roman de james crumley, un paquet d'OCB vide, un de mes blocs dactylos, completement noirci, des babioles difficilement identifiables, pour la plupart inutilisables (emballages de glaces mangées au ciné, blisters vides), une boite à pilule avec un tercian dedans (introuvable en cas de crise d'angoisse), un DVD gravé de King Kong et Darevdevil, une mini bouteille d'eau minérale vide et qui fait la gueule, le seul billet de voyage SNCF 1ère classe que j'ai jamais effectué, une chemise contenant mes cours excel (oui, il y a autant de place que ça dans ma besace) une autre contenant mon contrat MNH, un vernis Rouge Baiser, un Réserve Naturel, ma mignonette de parfum "Hippie", des échantillons de tout poil, un chewing gum jamais mâché mais néanmoins collé au fond (yuck), une carte mémoire d'appareil photo dans son mini étui.

Il est à noter que nulle part je ne trouve l'attirail de la célibattante soit:

Deux Tampax

Des kleenex

Des capotes

Une barre Spécial K et/ou Gayelord Hauser

Une 33cl d'Evian avec tétine

Une pomme

Bref, les choses vraiment utiles à avoir dans son sac.

En concluerons nous que je suis ménopausée, abstinente, jamais enrhumée et que je ne fait jamais d'en-cas (cric crac)? Non. L'étude sociologique de ce que je nomme mon baise-en-ville s'arrête là. :)

Humeur: Invincible

Arthrose 1 - Yog 0

9 mai 2007 18:15
 
 

Yep, j'ai un genou "pourri", ainsi a-t-il été dit, amen.

Contrairement à ce que pensent d'aucuns, je ne l'ai pas fracturé ni récolté ces charmantes cicatrices à la patte folle en me jettant par le balcon un soir de blues ou de bad trip. Je conduisais mon petit scooter, il pleuvait, souviens-toi Barbara, il pleuvait de la neige mouillée, je dirais même, il neigeait, je n'ai donc pas vu le marquage au sol et à la vitesse hallucinante de 20 kil/h, je suis tombée comme une petite merde, sur ma gauche.

Crac, et vot' genou fait crac!!! CRAC!!!

Après six mois d'aventures trop palpitantes en centre de rééducs, ses bâtiments A (psycho) B (rééduc) C (piscine) D (restaurant des patients) et E (moins connu, le troquet d'à côté), ses kinés (super dois-je avouer) son sevrage du Temgesic (moins super) ses poches de glace et Loft Story Premier, je reprennais le taff, clopin, of course et clopant plus que jamais.

Un an après ma sortie, je me rendais au RDV avec Doc Knee, pour qu'il m'enleve le matos (plaque, vis, clou, marteau, faucille), en scooter toujours, lorsque, forte de cette première experience de préparation à l'astronautique (et dans les barres fixes!!! et sur la balance!!! et sur le gros ballon!!!), je me dis "Bah, c'était pas mal mais..." CRAC!!! je tombai comme une petite re-merde, du côté gauche. Après m'être rendue a pied à l'hopital, cause scooter faisait la gueule, j'appris que mon fémur était fracturé. Et que marcher dessus, c'était mal. Et que si je ne vendais pas ce putain de scooter, pour m'acheter une putain de voiture, je ne vous opère plus, bordel!!!

...[interlude quatre mois de plâtre]...

Cinq ans plus tard, soit il y a trois semaines, je suis retournée voir Doc Knee. J'avais comme des putains de douleurs à ce putain de genou.

Bon, la populace plébéienne mal comprenante m'avait fait savoir que les jours de pluie, de vent, de chaleur, de lune montante, descendante pleine et nouvelle "Tu sentiras l'ôsse cassé vaiiiiindieu"

Je n'en avais pas cru un mot. Et j'avais eu raison, jusqu'à ce que la douleur, par moment, me fasse penser que l'os était en train de se repéter . Bref.

Le verdict de Doc Knee fut sans appel "Le genou émet des craquements sinistres à l'extension" Donc, bonne pour la radio, l'IRM, puis retour chez Doc Knee, sans toucher les 20 000 balles.

Munie de mes examens (pour les amateurs, l'IRM c'est de la balle, on vous met un casque avec de la musique toute douce dans les oreilles, que le bruit de la machine couvre, on se croirait dans un vaisseau spatial à la bogdanov ou alien, quand ils sont en hibernation, et si vous essayez de vous gratter le pif en loucedé, une voix, mais très forte, crie dans le casque "NE BOUGEZ PAS!!!!!!! ...... merci....") munie des exams, donc, je me rends aux Consultations Externes, ce jour. Bon, une plombe d'attente, normal. 53°C dans la salle d'attente, fin de journée, fumet de rillettes, horreur, promiscuité, pas une chaise de libre, bref bref. Le type en face de moi me mate sans cesse et essaye de me sourire, et durant trois quart d'heures j'essaye de me rappeler si je l'ai vu avec ma reum, ou en cam, presque par hasard... Magie du net et du direct.

(et putain de mémoire fuyante)

Enfin, face au chir Doc Knee. Il hésite longuement, IRM, Radios, Radio, IRM? Plouf plouf, une vache qui... Radio!!! Le verdict est une fois de plus sans appel. Il s'exclame

"Ouh Putain!!!" et cache vite la radio coupable comme s'il s'agissait du dernier numéro de Grosse Salope Magazine, avec moi en page centrale. Il reprend courage, il respire, dur métier, putain, il fixe la radio au... truc lumineux. (rampe?) Et là, il se cache les yeux de la main gauche et la bouche de la main droite et répète trois fois, doucement et rapidement:

"Putainputainputain..." avant d'énoncer d'un ton convaincu "Putain!!!"

"C'est grave docteur?" *bouche en coeur*

"En fait, c'est marrant mais... enfin, pour vous, ça ne doit pas être marrant... en fait, non, c'est pas drôle" Puis "Si vous, vous n'avez pas de prothèse je..."

J'ai envie de lui dire "Méfiez vous de moi, vous pourriez finir dans les ordres plus rapidement que vous ne le croyez" Mais je dis juste "Ce genou est moche hein?!"

"IL n'est pas moche il est..." J'attends un truc gentil, style "il n'est pas moche, il est différent..." Ou "il n'est pas moche, il souffre, faut comprendre" Mais Doc Knee me dit "Il n'est pas moche, il est pourri. En même temps, je le sais, vous le savez, on le sait tous, vous avez un genou pourri"

Moui, ouvrez la fenêtre et hurlez le au mégaphone, que toute la population soit bien au courant "LE GENOU DE MA'AME YOG EST POU-RRI!!!!"

Comme ça, histoire de parler, je demande

"Et ça se change tous les combien, une Prothèse de Genou?"

"'Tention hein, c'est pas comme changer un pn,eu non plus"

"Chuis pas une vieille chiotte , ok"

"Tous les douze ans, mais à chaque fois, on rabote de l'os, vous perdez de hauteur de jambe... Et vous êtes jeune, très jeune"

[ceci mis en gras pour tous les goujats de 17 ans qui veulent "un plan cul avec une "femme mure" " voire me disent "t'es encore bonne" staïle t'as de beaux restes, tu saisPassons]

En conclusion, il compte me bourrer la goule d AIS (corticoïdes) antalgiques (wééééé du temgesic!!!! :p ) par ma petite bouche, puis en infiltration  dans mon gros genou "pourri" et enfin, the fly boat: la prothèse (PTG)

Arthrose 1 / Yog 0, m'en fous je vais avoir un bionic knee, yé yé yé :p

Enfin, pour ceux que ça intéresse, savoir quelques trucs sur l'arthrose de mémé yog:

-Ca vient par POUSSEES, on galope comme un dahut sur du plat (on boite allegrement) puis aïeuh, impotence fonctionnelle durant deux trois jours.

-Le SPORT n'y fais rien, il s'agit d'OS et non de MUSCLE, le SPORT est DECONSEILLE, merci de me traiter de feignasse pour une autre raison

-L'ALIMENTATION n'a rien à y voir - je mange de tout, merci.

-OUI, ça fait un PUTAIN DE MAL de sa reum la tepu des téci, quand la poussée pousse, NON, ce n'est PAS du CINEMA pour s'éviter l'effort d'un trekk en montagne :s

-NON, je ne peux plus, COURIR, PEDALER EN COTE, MARCHER sur du terrain ACCIDENTE, SKIER

et oui, frangine, j'AIMAIS le SKI ALPIN, même si j'y allais quuatre fois par an seulement, grrrrrrrrrrrrrrrr. J'aimais bien pouvoir courir, si ce n'est dans les stades, du moins devant les prédateurs, loin devant....

Humeur: Malade