ALCOOLS

3 janvier 2010 18:04
 
 

Artaud en son temps a ecrit un laius sur l’interdiction de l’opium ou de la morphine en vente libre. Je n’ai pas son talent. J’ai partie de son probleme : l’angoisse.

Je bois, ce qui veut dire de l’alcool, et trop. J’ai « un probleme avec l’alcool »

 

Les psy m’ont rassurée : je ne suis pas alcoolique, ce sont juste mes problemes en amont qui me font picoler quand ça downe. Certes. Ils m’ont proposé de les résoudre. Antidep, neuroleptiques. Tout cela ne me ramene pas mes manques en amont : travail, compagnon, logement. Parce que j’ai perdu tout ça et que je devrais avoir la joie, resilience, decence, dignité.

Certes, pour etre honnete, c’est bien le facteur alcool qui m’a fait perdre permis puis travail puis logement. Mais maintenant je n’ai plus que ça.

Que me propose t on pour m’en passer ? D’arreter. Alors je verrai comme je me sens mieux et tout sera reluisant.*

Oualou macache, j’ai essayé, je suis pourrie d’angoisse et en « bonne «  addict n’ai pas mes echappées euphoriques quotidiennes pour me recompenser de manger ma cuillerée de merde tous les jours.

Il faut arreter de boire, ça ne resoud rien, tres bien, ça ne m’enleve rien non plus, ah si, l’angoisse le soir, l’apres midi aussi, ça me fait dormir, ok c’est depressogene au quotidien mais je suis si bas que la difference n’est pas valide.

 

Que me proposent les gentils docteurs à la place de mon alcool, de mon evasion ? Des traitements. Moins efficaces sans alcool car non potentialisés. Une lucidité accrue et constante, des pleurs, des velleités suicidaires. Une hospit’ : une semaine a regarder les infirmiers s’enfermer dans le bureau et à manger et prendre mes cachetons plus tard que d’habitude. Des velleités suicidaires accrues et d’autant plus bardées d’interdit,pas d’equivalent possible sous peine de prolongation de peine .

 

Quie me donne t on bordel à la place de l’alcool et de son cocon ? Une lucidité qui me permettra de resoudre rien, un foie neuf dont je me contrefous, un tete a tete avec moi-même chaque jour, et ma gueule n’est pas belle à voir.

 

Alors les psy je les emmerde. Leurs traitements ne m’apportent que peu de soulagement, leurs hospits empirent le tableau sous pretxte de « me proteger » (de m’infantiliser) et ils m’aideront à arreter de boire quand je ne boirai plus.

 

Boire de l’alcool ne resoud rien.Boire de l’eau non plus.

Humeur: Froide

1 commentaire à cet article.

LzAvMDAwLzA4OC8wMDAwMDg4~geo2jaim pro | 03/01/2010

Je n'en suis pas aussi sûre que toi. Je connais bien quelqu'un qui par l'alcool a failli tout perdre et vit aujourd'hui heureux en buvant de l'eau, du jus de fruits etc... Même quand la situation semble désespérée, il y a une issue mais on ne la voit pas.
Yog je comprends ton sentiment de révolte mais j'espère que tu parviendras à surmonter car tu es quelqu'un d'imaginatif et de sensible qui a beaucoup à apporter aux autres!